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"Je suis sujet aux expériences
surnaturelles ou supranaturelles. Un livre
lu, comme ici celui de Maurice Herzog, une parole entendue, une
image entraperçue ou même une douche trop brûlante peuvent
déclencher ces phénomènes. Mon moi-astral - on lui donnera
volontiers le nom qu’on voudra : âme, esprit, entité… les termes ne
manquent pas ! – s’évade de mon enveloppe charnelle pour se fondre
dans un autre corps. Cette décorporation qui défie les lois de
la science, de l’espace et du temps, n’est pas la seule
manifestation dont je sois la victime. Je suis aussi un
porte-parole pour êtres désincarnés. Passées de vie à trépas,
les âmes s’adressent par mon intermédiaire à leurs maris, épouses,
enfants, familles, amants, amis ou ennemis. Les morts ont, eux
aussi, des affaires incessantes à gérer et des comptes pressants à
régler. Je n’exerce aucun contrôle sur ces vicissitudes
coercitives, trop envahissantes au goût de ma famille française,
cousins et cousines ou copains d’enfance. Mes amis londoniens
comme les français, les uns après les autres, se sont tous débinés,
troublés, apeurés. Ils me trouvaient weird*, et me surnommèrent -
non sans humour il faut le reconnaître, et avec un fort accent
anglais - « Le médium de Londres. »
Max Schneider
Dans ce roman en trois
parties (mais en un seul livre) Max Schneider, un Français vivant à
Londres et médium malgré lui, se laisse embarqué dans d'étranges
aventures. Mais de ces affaires insolites, il en a l'habitude:
une dame bien âgée et bien décédée lui confie une mission délicate
après l'avoir abordé dans un TGV, un riche joaillier italien
l'invite à Florence pour élucider le meurtre barbare de son épouse,
un ectoplasme accidenté et à peine sorti de l'adolescence le charge
de régler ses comptes amoureux...
Max Schneider nous
entraîne dans ses périples mouvementés et abracadabrants à travers
l'Europe en nous contant ses déboires avec sincérité grâce à son
style touchant, plein d'humour et de dérision.
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